Densifier l’habitat sans défigurer le paysage, une gageure ? Pas forcément ! Rue Camille Girault, à Buxerolles, une résidence entière est en train de sortir de terre, sur une parcelle de 3 000 m² où ne se trouvait auparavant qu’une seule maison. « Dans le cadre du PLH, le Plan Local d’Habitat, nous avons décidé de la déconstruire, et de la remplacer par des logements collectifs, explique Josette Asserin, adjointe au maire en charge des espaces verts et du patrimoine. Tout en conservant un environnement propice ! » Ce quartier résidentiel est en effet prisé pour sa qualité de vie et sa proximité avec les commerces et équipements sportifs, notamment. L’opération a été portée à part quasi égale par SIPEA Habitat et par l’entrepreneur privé MOCA*. Un partenariat inédit mais très positif, et qui sera reconduit : la construction de dix logements supplémentaires démarrera au début de l’année prochaine.
Ecologie et mixité sociale
Trente-cinq appartements en tout, T2 et T3, constitueront donc la résidence les Opalines. « Les vingt-cinq premiers sont classés THPE, Très Haute Performance Energétique, précise Gérard Gorgette, directeur général de SIPEA Habitat. Les dix suivants seront classés BBC, Bâtiment Basse Consommation. » L’accent a donc été mis sur le respect des normes environnementales, et sur les économies d’énergies. Mais ce n’est pas le seul axe conducteur du chantier. « L’installation d’un ascenseur a été prévue, de manière à permettre à des personnes âgées de vivre ici, et donc d’induire une véritable mixité sociale, rappelle Jean-Claude Serveuze, vice-président de SIPEA Habitat. Pour nous, il s’agit d’une préoccupation constante. » Cette politique s’avère payante : seuls trois des vingt-cinq premiers appartements cherchent encore preneurs. Les dix suivants seront mis en vente dès le début de l’année prochaine.
*Maîtrise d’Oeuvre Conseil Assistance